Zurich, 1er juin 2011. Les pédophiles sont de plus en plus nombreux à essayer d’entrer en contact avec des enfants par le biais de l’Internet. Le magazine Reader’s Digest se penche en détail sur ce problème dans son numéro de juin et va continuer ces prochains mois. „Des enquêteurs se faisant passer pour des enfants dans des chatrooms nouent chaque semaine plusieurs centaines de contacts avec des hommes adultes, mais nous ne connaissons pas la réelle envergure du phénomène“, explique Julia Davidson, professeur de criminologie à l’université Kingston de Londres. Elle est co-auteur responsable de la première étude menée par la Commission européenne sur le grooming en ligne – donc sur la façon de gagner la confiance des enfants par le biais de l’Internet et de les manipuler afin d’en abuser sexuellement.

 

La manière d’agir de ces cyberpédophiles est la même dans la plupart des cas : ils endossent le rôle du meilleur ami, du confident, voire du père de substitution attentionné d’un enfant, ils recherchent le contact avec des enfants dans les espaces de discussion sur l’Internet. Il n’est pas rare qu’ils rencontrent tout d’abord leurs proies dans une chambre d’hôtel virtuelle avant que la rencontre ne devienne réelle, après l’école ou durant les heures de loisirs.   

 

Dans la plupart des pays, un prédateur sévissant en ligne ne peut faire l’objet de poursuites policières et pénales que s’il a abusé d’un enfant. De plus, l’âge du consentement sexuel varie beaucoup dans les pays membres de l’UE : en Espagne, il est fixé à 13 ans, par contre, en Irlande, à 17 ans.

 

Les enquêteurs marquent de plus en plus de points. Comme le souligne le magazine Reader’s Digest, 2100 enfants ont pu être secourus dans le monde entier grâce à la banque de données d’Interpol. L’UE essaie actuellement l’élaborer une nouvelle base légale commune. La directive proposée vise tous les types d’abus d’enfant, allant de la prise de contact à des fins d’abus sexuel au tourisme du sexe. Elle inclut également toutes les activités des pédophiles en dehors de la Toile.

 

Le nouveau numéro de Reader’s Digest parle des possibilités qu’ont les parents de protéger leurs enfants des pédophiles. „La question est : comment pouvons-nous sensibiliser encore plus ce groupe d’enfants vulnérables?“, précise le professeur Davidson. Des programmes d’information ciblés et des campagnes de prévention sont, à son avis, le meilleur moyen.


Dans son édition de juin, Reader’s Digest indique plusieurs adresses Internet – comme www.stoppbetrug.ch ou www.klicksafe.de – qui aident les jeunes à être plus vigilants et en sécurité sur le Web. Le magazine donne aussi des conseils relatifs au choix de logiciels de filtrage qui interdisent aux enfants d’accéder à certains sites Web dangereux.

 

Mais, ce qui est prioritaire, c’est le dialogue: les parents devraient amener leurs enfants à les alerter lorsqu’ils ont constaté quelque chose d’anormal ou de frappant sur le Web et ils devraient exiger de leurs enfants qu’ils ne révèlent pas leurs données personnelles. La rédaction de Reader’s Digest s’engage en faveur d’un „bouton d’aide“, sur le modèle britannique, grâce auquel les enfants peuvent donner l’alarme lorsqu’ils se sentent menacés sur la Toile (www.schuetzt-kinder-im-netz.ch).

 

Nous vous donnons volontiers de plus amples informations sur ce thème traité par Reader’s Digest. Le numéro de juin de Reader’s Digest Suisse est en vente dès à présent dans les principaux kiosques.